Le projet de ppo de nsi à golbey en phase finale et fermeture de la papeteries de bègles henri saporta

Source: emballagesmagazine.com publié le 15/03/2021par Henri Saporta


Si les feuilletons Arjowiggins (Sequana) et UPM Chapelle-Darblay focalisent l’attention, deux autres dossiers témoignent des mutations en cours dans la production papetière française. Un autre projet de conversion du papier journal vers les papiers pour ondulé (PPO) entre, en effet, en phase finale. À Golbey (Vosges), le norvégien Norske Skog prévoit d’investir 250 millions d’euros dans sa papeterie spécialisée dans les fibres vierges. 


Créé en 1992, ce site présente une capacité globale de quelque 600 000 tonnes. Calibré pour produire 550 000 de PPO par an, le projet Box passe par la transformation de l’une des deux machines à papier. Le projet suscite toutefois les inquiétudes des associations de défense de l’environnement réunies dans le collectif Agir pour l’environnement. Comme le rapporte le quotidien régional Vosges Matin, une réunion était organisée le samedi 13 mars. Au menu ? Circulation accrue de camions, consommation d’eau, émission de gaz à effet de serre (GES) et impact sur la filière locale du bois. La production de PPO à partir de papiers et cartons à recycler (PCR) pourrait commencer en janvier 2023. 


Norske Skog a créé le site d’informations projet-box pour expliquer sa démarche. Le 6 février, la Commission nationale du débat public (CNDP), avec Nathalie Durand et Luc Martin comme garants, a remis un rapport favorable à la suite de la concertation menée du 23 novembre 2020 au 6 janvier 2021. La position de Norske Skog est claire : « Dans le cas où aucun investissement ne serait réalisé sur les machines à papier de Golbey, le déclin du marché du papier journal entraînerait à moyenne échéance l’arrêt d’au moins une machine à papier, mettant en péril la rentabilité globale du site et donc sa pérennité. » Quelque 350 emplois sont concernés.



Fermeture


À Bègles (Gironde), la papeterie exploitée par le belge Etex devrait fermer à la fin du mois de mars. Depuis l’annonce de la fermeture, il y a un an, aucun repreneur ne s’est manifesté. D’une capacité de 75 000 tonnes, ce site, qui emploie une centaine de personnes, a été créé en 1929.

Alors propriété de Saint Frères, l’usine fabriquait du papier pour les sacs industriels. Repris en 1960 par la Cellulose du pin (Saint Gobain), le site bascule vers le stratifié puis, dans les années 1980, utilise des papiers et cartons à recycler (PCR) pour l’emballage des plaques de plâtre. Lafarge plâtres rachète le site en 1986. En 2011, Etex en prend le contrôle avec le rachat des usines Lafarge plâtres, devenu Siniat, en France et en Amérique du Sud. L'entreprise belge a investi dans une usine plus moderne pour fabriquer ses papiers d’emballage.