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Tarascon (13) : les avancées se poursuivent dans le dossier fibre excellence producteur de pâte à papier
Source: https://www.lereveildumidi.fr - Jeudi 12 Février 2026 - Beaucaire Terre Argence
Au lendemain du rassemblement de soutien aux salariés de Fibre Excellence Tarascon, la réunion au Ciri a fait état de plusieurs avancées.
Au lendemain d’une nouvelle réunion du Comité interministériel de restructuration industrielle avec les syndicats de l’entreprise, l’intersyndicale de la papeterie a fait le point sur les multiples pistes explorées.
Comme tous les quinze jours, depuis que le sujet brûlant de Fibre Excellence a été pris en main par le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle) à Bercy, les représentants de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT du site de Tarascon et ceux de la CGT du site de Saint-Gaudens se sont rendus ce mercredi 11 février à Paris pour une nouvelle réunion afin de faire le point sur l’évolution du dossier.
Des réunions fatiguantes mais appréciées par les syndicats qui constatent que la problématique qui s’est fait jour dans le secteur de la production de pâte à papier en France est prise au sérieux. Il en va de la pérennité des sites de Tarascon et de Saint-Gaudens du groupe Fibre Excellence, premier producteur sur le territoire national avec 550 000 tonnes sur un total de plus de 1,2 millions de tonnes. Le groupe menace de stopper leur production si aucune solution viable n’est trouvée.
Un effet ciseaux avec des pertes financières
Car ce géant de la pâte à papier, malgré de bons résultats en terme de qualité de production, s’est révélé être un colosse aux pieds d’argile dans un secteur international hyperconcurrentiel. Il s’est retrouvé coincé entre une augmentation de plus de 50% du prix de la matière première bois et un prix de rachat faible par EDF de l'électricité produite par la combustion des résidus après traitement.
Un effet ciseaux qui engendre des pertes financières pour chacun des deux sites et plombe leur trésorerie. Le MWh produit à Tarascon est ainsi racheté par EDF à 105€ et à 120€ à Saint-Gaudens, alors qu’il est racheté à 250€ à Gardanne pour la centrale biomasse du producteur Gazel Energie. Ce tarif est d’ailleurs l’un des points cruciaux mis sur la table des négociations, Fibre Excellence revendant son électricité à perte.
Avoir des garanties de volumes de bois de l’ONF
«Le Ciri nous a expliqué que nous arrivons à un moment charnière, l’objectif de ses travaux est de rétablir un lien de rentabilité pour assurer la pérennité du groupe», relate l’intersyndicale au lendemain de l'entrevue à Bercy.
Le travail sur la matière première fait apparaître que le prix du bois ne saurait connaître de baisse en l’état actuel. En revanche, «afin de pouvoir continuer à travailler sur différents plans pour sauver nos sites, il a été demandé à l’ONF (Office national des forêts) de garantir des volumes de bois», explique-t-elle. Précisant que l’ONF doit prochainement avoir une réunion avec le groupe Fibre Excellence sur ce sujet.
Deux solutions sur la table pour le prix du MWh
Dans ce même domaine, les assureurs des fournisseurs ont également été rencontrés afin de les rassurer sur les paiements des livraisons de bois. L’optique étant que les deux sites de Tarascon et de Saint-Gaudens ne connaissent pas de rupture d’approvisionnement de la part des fournisseurs par crainte de ne pas être payés.
Pour ce qui est du prix de rachat du MWh pour l’électricité produite par les deux sites, «des avancées significatives ont eu lieu et un tarif est actuellement en cours de négociation», indique l’intersyndicale. Deux solutions sont sur la table.
Une avance de fonds d’EDF pour Tarascon
La première passerait par la voie législative mais serait plus longue. Sachant en outre que le budget du pays a été voté. La seconde envisagerait une résiliation des actuels contrats CRE (Commission de régulation de l’énergie) avec un appel à projet pour un nouveau contrat. Un prix de rachat tournant autour de 180€ est évoqué pour ne plus perdre d’argent dans la production d’électricité de Fibre Excellence.
Autres avancées du dossier, les quotas de CO2 vont être réintégrés pour le site de Saint-Gaudens. Concernant le site de Tarascon, des évaporateurs ont été achetés afin d’améliorer les performances dans la production. Sauf qu’en l’absence de trésorerie suffisante, l’usine ne peut actuellement pas procéder à leur raccordement. «EDF doit apporter son soutien à travers une avance de fonds pour raccorder ces évaporateurs, selon l’arbitrage ministériel», expose l’intersyndicale.
Une enveloppe de 9M€ allouée par le groupe
L’ensemble de ces mesures sur lesquelles travaille le Ciri le conduise à finaliser un business plan «qui sera présenté à l’actionnaire ainsi qu’aux responsables politiques la semaine prochaine», relate l’intersyndicale. Dans l’intervalle, et au vu de ces avancées, «le groupe Fibre Excellence a mis à disposition de ses entités une enveloppe de 9M€», annonce-t-elle.
Une bouffée d’oxygène pour les deux sites, dont celui de Tarascon, qui, espère-t-on du côté syndicats, devrait permettre de repousser les délais annoncés par le groupe sur la cessation d’activité évoquée pour mi-mars de cette année. La prochaine réunion avec le Ciri est prévu le 26 février pour la poursuite des discussions.
Au lendemain d’une nouvelle réunion du Comité interministériel de restructuration industrielle avec les syndicats de l’entreprise, l’intersyndicale de la papeterie a fait le point sur les multiples pistes explorées.
Comme tous les quinze jours, depuis que le sujet brûlant de Fibre Excellence a été pris en main par le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle) à Bercy, les représentants de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT du site de Tarascon et ceux de la CGT du site de Saint-Gaudens se sont rendus ce mercredi 11 février à Paris pour une nouvelle réunion afin de faire le point sur l’évolution du dossier.
Des réunions fatiguantes mais appréciées par les syndicats qui constatent que la problématique qui s’est fait jour dans le secteur de la production de pâte à papier en France est prise au sérieux. Il en va de la pérennité des sites de Tarascon et de Saint-Gaudens du groupe Fibre Excellence, premier producteur sur le territoire national avec 550 000 tonnes sur un total de plus de 1,2 millions de tonnes. Le groupe menace de stopper leur production si aucune solution viable n’est trouvée.
Un effet ciseaux avec des pertes financières
Car ce géant de la pâte à papier, malgré de bons résultats en terme de qualité de production, s’est révélé être un colosse aux pieds d’argile dans un secteur international hyperconcurrentiel. Il s’est retrouvé coincé entre une augmentation de plus de 50% du prix de la matière première bois et un prix de rachat faible par EDF de l'électricité produite par la combustion des résidus après traitement.
Un effet ciseaux qui engendre des pertes financières pour chacun des deux sites et plombe leur trésorerie. Le MWh produit à Tarascon est ainsi racheté par EDF à 105€ et à 120€ à Saint-Gaudens, alors qu’il est racheté à 250€ à Gardanne pour la centrale biomasse du producteur Gazel Energie. Ce tarif est d’ailleurs l’un des points cruciaux mis sur la table des négociations, Fibre Excellence revendant son électricité à perte.
Avoir des garanties de volumes de bois de l’ONF
«Le Ciri nous a expliqué que nous arrivons à un moment charnière, l’objectif de ses travaux est de rétablir un lien de rentabilité pour assurer la pérennité du groupe», relate l’intersyndicale au lendemain de l'entrevue à Bercy.
Le travail sur la matière première fait apparaître que le prix du bois ne saurait connaître de baisse en l’état actuel. En revanche, «afin de pouvoir continuer à travailler sur différents plans pour sauver nos sites, il a été demandé à l’ONF (Office national des forêts) de garantir des volumes de bois», explique-t-elle. Précisant que l’ONF doit prochainement avoir une réunion avec le groupe Fibre Excellence sur ce sujet.
Deux solutions sur la table pour le prix du MWh
Dans ce même domaine, les assureurs des fournisseurs ont également été rencontrés afin de les rassurer sur les paiements des livraisons de bois. L’optique étant que les deux sites de Tarascon et de Saint-Gaudens ne connaissent pas de rupture d’approvisionnement de la part des fournisseurs par crainte de ne pas être payés.
Pour ce qui est du prix de rachat du MWh pour l’électricité produite par les deux sites, «des avancées significatives ont eu lieu et un tarif est actuellement en cours de négociation», indique l’intersyndicale. Deux solutions sont sur la table.
Une avance de fonds d’EDF pour Tarascon
La première passerait par la voie législative mais serait plus longue. Sachant en outre que le budget du pays a été voté. La seconde envisagerait une résiliation des actuels contrats CRE (Commission de régulation de l’énergie) avec un appel à projet pour un nouveau contrat. Un prix de rachat tournant autour de 180€ est évoqué pour ne plus perdre d’argent dans la production d’électricité de Fibre Excellence.
Autres avancées du dossier, les quotas de CO2 vont être réintégrés pour le site de Saint-Gaudens. Concernant le site de Tarascon, des évaporateurs ont été achetés afin d’améliorer les performances dans la production. Sauf qu’en l’absence de trésorerie suffisante, l’usine ne peut actuellement pas procéder à leur raccordement. «EDF doit apporter son soutien à travers une avance de fonds pour raccorder ces évaporateurs, selon l’arbitrage ministériel», expose l’intersyndicale.
Une enveloppe de 9M€ allouée par le groupe
L’ensemble de ces mesures sur lesquelles travaille le Ciri le conduise à finaliser un business plan «qui sera présenté à l’actionnaire ainsi qu’aux responsables politiques la semaine prochaine», relate l’intersyndicale. Dans l’intervalle, et au vu de ces avancées, «le groupe Fibre Excellence a mis à disposition de ses entités une enveloppe de 9M€», annonce-t-elle.
Une bouffée d’oxygène pour les deux sites, dont celui de Tarascon, qui, espère-t-on du côté syndicats, devrait permettre de repousser les délais annoncés par le groupe sur la cessation d’activité évoquée pour mi-mars de cette année. La prochaine réunion avec le Ciri est prévu le 26 février pour la poursuite des discussions.

