À rouen, la métropole acquiert la papeterie la chapelle darblay

Source: ouest-france.fr publié le 09/05/2022 par Xavier ORIOT

La collectivité préempte l’usine de recyclage de papier La Chapelle Darblay et la cède ce mardi 10 mai 2022 à Veolia. Une opération blanche.

La collectivité préempte l’usine de recyclage de papier La Chapelle Darblay et la cède ce mardi 10 mai 2022 à Veolia. Une opération blanche.
L’usine est la papeterie La Chapelle Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime), précurseur dans le papier 100 % recyclé en France, « exemplaire en matière d’économie circulaire. Cela aurait été terrible de la fermer au moment où l’on dit que ce siècle sera écologique ou ne sera pas », présente Nicolas Mayer-Rossignol, président PS de la métropole et maire de Rouen.

Traiter les déchets d’un tiers de la France
En 2020, le groupe finlandais UPM ferme le site qui recycle 480 000 tonnes de papier par an, soit le tri de 24 millions d’habitants, « un tiers de la France », dans un rayon de 400 km, incluant l’île de France.

« Le démantèlement de ce site stratégique aurait amené de nombreuses collectivités à enfouir ou brûler leurs déchets papiers plutôt qu’à les recycler. Ou à les envoyer en Belgique et en Allemagne avec un coût financier et carbone », explique Nicolas Mayer-Rossignol.

C’est une première en France. Une collectivité, la métropole de Rouen (Seine-Maritime), exerce son droit de préemption urbain (DPU) pour racheter une usine et la céder à un consortium d’entreprises.


L’usine est la papeterie La Chapelle Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime), précurseur dans le papier 100 % recyclé en France, « exemplaire en matière d’économie circulaire. Cela aurait été terrible de la fermer au moment où l’on dit que ce siècle sera écologique ou ne sera pas », présente Nicolas Mayer-Rossignol, président PS de la métropole et maire de Rouen.

Traiter les déchets d’un tiers de la France

En 2020, le groupe finlandais UPM ferme le site qui recycle 480 000 tonnes de papier par an, soit le tri de 24 millions d’habitants, « un tiers de la France », dans un rayon de 400 km, incluant l’île de France.

« Le démantèlement de ce site stratégique aurait amené de nombreuses collectivités à enfouir ou brûler leurs déchets papiers plutôt qu’à les recycler. Ou à les envoyer en Belgique et en Allemagne avec un coût financier et carbone », explique Nicolas Mayer-Rossignol.


10 millions d’euros

La Métropole a mis 10 millions d’euros sur la table et cède l’usine au même prix au consortium Veolia-Fibre excellence qui prévoit d’investir 160 millions d’euros en la développant vers le carton d’emballage, qui explose avec le commerce en ligne, et la ouate de cellulose pour l’isolation thermique des bâtiments. « La Métropole n’a évidemment pas vocation à devenir industriel du papier », soutient son président.

70 postes supplémentaires prévus

C’est une opération blanche pour la métropole de Rouen, hormis 100 000 € de frais de procédure. La Chapelle Darblay employait 230 salariés. Veolia en prévoit 300, soit une création de soixante-dix postes supplémentaires.