L'industrie papetière française continue sa progression malgré l'inflation

Source: Le Figaro avec AFP - Publié le 18 juillet 2022



Le secteur papetier français a enregistré au premier semestre une hausse de sa production de 2,7% «en dépit d'augmentations sans précédent des coûts», a indiqué lundi l'Union française des industries des cartons, papiers et celluloses (Copacel). «Cette bonne activité du premier semestre (...) est la conséquence d'une demande demeurée solide sur les différents segments de marché», a précisé la fédération dans un communiqué.

La progression concerne en effet «toutes les familles de produits», des papiers d'emballage (+2,1%) à ceux d'hygiène (+4,7%) en passant par ceux destinés aux usages graphiques comme l'édition ou la publicité (+4,4%).

Plus de E-commerce et moins de plastique

Comme l'année dernière, l'industrie a été soutenue par le développement de l'e-commerce et la transition vers moins de produits en plastique, deux «moteurs» de la consommation de papier-carton. En revanche, le papier journal souffre encore, notamment du fait de la baisse du nombre de lecteurs.

Le premier semestre a été marqué par une hausse «sans précédent» des coûts de production «en raison de la guerre russo-ukrainienne», en particulier ceux de l'énergie, des produits chimiques et des matières premières, a expliqué la fédération. Une situation qui a forcé les industriels à monter leurs prix de vente «à l'échelle européenne». Par ailleurs, à l'instar d'autres secteurs comme la restauration, la papeterie a du mal à trouver de la main-d’œuvre: «8 entreprises papetières sur 10 déclarent qu'il est plus difficile de recruter» en 2022 qu'avant le Covid.

Le secteur s'inquiète également d'une possible «diminution drastique» des livraisons de gaz russe durant les prochains mois, avec des risques «d'arrêts d'usines» et d'une nouvelle augmentation des coûts. «Si un scénario noir venait à se concrétiser (...) il sera indispensable que les pouvoirs publics considèrent notre industrie comme un secteur prioritaire», a demandé le président de Copacel, Philippe d'Adhémar.