
Accueil > Vos accords & salaires > Papeteries de condat : le ministère de l'industrie veut que le repreneur embauche "prioritairement"[...]
Papeteries de condat : le ministère de l'industrie veut que le repreneur embauche "prioritairement" les anciens salariés
Source: francebleu.fr publié le 3 mars 2026 par Marie-Astrid Guégan
Le ministère de l'Industrie réagit à la reprise des papeteries de Condat au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) par le groupe SPB ce mardi 3 mars, un jour après l'annonce aux salariés. Il évoque des "conséquences humaines et industrielles lourdes".
Plus de 24h après l'annonce de la reprise des papeteries de Condat au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) par le groupe SPB, le ministère de l'Industrie réagit à la suppression de près de 200 postes. Dans un communiqué adressé à ICI Périgord, il assure qu'il veillera de près à ce que les propositions d'embauche promises par SPB soient "prioritairement" adressées aux salariés de Condat. Le repreneur prévoit de reconvertir totalement le site et promet d'embaucher 300 personnes dans les prochaines années.
"Les conséquences humaines et industrielles immédiates sont lourdes car le projet retenu ne comporte le maintien que d’une part limitée des emplois et sans une continuité de la production", écrit le ministère dirigé par Sébastien Martin. "L’État reconnaît pour autant les engagements pris par le repreneur en faveur de la reconversion du site, au travers d’activités nouvelles novatrices et souveraines. Les services de l’État seront présents et mobilisés pour accompagner leur concrétisation", continue-t-il. SPB veut transformer l'usine pour recycler de l'aluminium pour l'industrie automobile, fabriquer de la nanocellulose, un composant utilisé dans les produits cosmétiques, produire de l'énergie à base d'hydrogène et créer un data center.
Des mesures d'accompagnement mises en place
Le ministère de l'Industrie assure que des "dispositifs d'accompagnement" ont été "enclenchés". Dans un communiqué, la préfète de la Dordogne, Marie Aubert, détaille ces mesures. Les salariés de l'usine centenaire vont d'abord pouvoir bénéficier d'une cellule d'appui à la sécurisation professionnelle (CASP) sans attendre la réception de leurs lettres de licenciement.
Ils pourront s'y rendre ou la joindre par téléphone pour "obtenir des informations précises sur leurs droits, sur les dispositifs existants et sur les perspectives qui s'offrent à eux". L'accompagnement sera individualisé, pour permettre à chaque employé licencié d'identifier "les pistes de reclassement, envisager des formations adaptées, construire un projet professionnel réaliste".
Un soutien psychologique proposé aux salariés
La préfecture de la Dordogne assure qu'elle "mesure pleinement l'inquiétude et la détresse que cette décision peut susciter chez les salariés et leurs familles". Elle annonce également qu'un soutien psychologique sera proposé "à ceux qui en éprouveraient le besoin". La cellule sera déployée pendant une période de maximum six semaines. Au-delà, les salariés qui le souhaitent pourront continuer d'être accompagnés via un contrat de sécurisation professionnelle. Il s'agit d'un dispositif de douze mois maximum pendant lesquels ils touchent une allocation.
"L'État sera particulièrement attentif aux conséquences de cette décision pour les entreprises sous-traitantes et partenaires du site", précise la préfète dans son communiqué. Elle affirme qu'elle proposera dans les prochains jours "d'échanger avec les représentants des salariés ainsi que les élus locaux concernés". Elle évoque également l'installation d'un comité de suivi et l'organisation de réunions régulières avec le repreneur du site.
Plus de 24h après l'annonce de la reprise des papeteries de Condat au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) par le groupe SPB, le ministère de l'Industrie réagit à la suppression de près de 200 postes. Dans un communiqué adressé à ICI Périgord, il assure qu'il veillera de près à ce que les propositions d'embauche promises par SPB soient "prioritairement" adressées aux salariés de Condat. Le repreneur prévoit de reconvertir totalement le site et promet d'embaucher 300 personnes dans les prochaines années.
"Les conséquences humaines et industrielles immédiates sont lourdes car le projet retenu ne comporte le maintien que d’une part limitée des emplois et sans une continuité de la production", écrit le ministère dirigé par Sébastien Martin. "L’État reconnaît pour autant les engagements pris par le repreneur en faveur de la reconversion du site, au travers d’activités nouvelles novatrices et souveraines. Les services de l’État seront présents et mobilisés pour accompagner leur concrétisation", continue-t-il. SPB veut transformer l'usine pour recycler de l'aluminium pour l'industrie automobile, fabriquer de la nanocellulose, un composant utilisé dans les produits cosmétiques, produire de l'énergie à base d'hydrogène et créer un data center.
Des mesures d'accompagnement mises en place
Le ministère de l'Industrie assure que des "dispositifs d'accompagnement" ont été "enclenchés". Dans un communiqué, la préfète de la Dordogne, Marie Aubert, détaille ces mesures. Les salariés de l'usine centenaire vont d'abord pouvoir bénéficier d'une cellule d'appui à la sécurisation professionnelle (CASP) sans attendre la réception de leurs lettres de licenciement.
Ils pourront s'y rendre ou la joindre par téléphone pour "obtenir des informations précises sur leurs droits, sur les dispositifs existants et sur les perspectives qui s'offrent à eux". L'accompagnement sera individualisé, pour permettre à chaque employé licencié d'identifier "les pistes de reclassement, envisager des formations adaptées, construire un projet professionnel réaliste".
Un soutien psychologique proposé aux salariés
La préfecture de la Dordogne assure qu'elle "mesure pleinement l'inquiétude et la détresse que cette décision peut susciter chez les salariés et leurs familles". Elle annonce également qu'un soutien psychologique sera proposé "à ceux qui en éprouveraient le besoin". La cellule sera déployée pendant une période de maximum six semaines. Au-delà, les salariés qui le souhaitent pourront continuer d'être accompagnés via un contrat de sécurisation professionnelle. Il s'agit d'un dispositif de douze mois maximum pendant lesquels ils touchent une allocation.
"L'État sera particulièrement attentif aux conséquences de cette décision pour les entreprises sous-traitantes et partenaires du site", précise la préfète dans son communiqué. Elle affirme qu'elle proposera dans les prochains jours "d'échanger avec les représentants des salariés ainsi que les élus locaux concernés". Elle évoque également l'installation d'un comité de suivi et l'organisation de réunions régulières avec le repreneur du site.

