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L'État recherche 5 m€ pour aider fibre excellence, le groupe de pâte à papier (et ses 2 usines de saint-gaudens et tarascon)
Source : FranceBleu
L'État s'engage à aider le groupe Fibre Excellence, qui comporte 2 usines de pâte à papier à Saint-Gaudens au sud de Toulouse (31), et à Tarascon (13) menacées de fermeture. Mais Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, craint un drame social.
Une réunion sur l'avenir de Fibre excellence, l'usine de pâte à papier de Saint-Gaudens, s'est tenue ce mercredi 11 mars 2026 avec le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, le président du Département de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini ainsi que les représentants syndicaux confédéraux Marylise Leon (CFDT) et Sophie Binet (CGT) et Frédéric Souillot (FO), mais aussi le maire de Saint-Gaudens et enfin d'autres représentants syndicaux des 2 usines.
Ce groupe, qui emploie environ 700 personnes au sud de Toulouse et à Tarascon et qui est un débouché pour toute la filière bois de la région, est menacée de fermeture.
L'engagement de l'État, l'actionnaire silencieux
L'État s'engage à rechercher cinq millions d'euros pour soutenir la trésorerie du papetier. Il avait déjà annoncé un plan de 150 millions fin février, mais en demandant un effort identique à l'actionnaire. Toujours rien en revanche sur la question du rachat de l'électricité produite grâce aux chaudières biomasses, une demande de la direction de l'usine et de l’intersyndicale des 2 usines.
Carole Delga est inquiète et sévère : "L'absence de choix stratégiques forts de l’État et de l’actionnaire nous conduit à un drame social et industriel", écrit la président de la région Occitanie sur Linkedin. La socialiste ajoute : "J’exige un soutien renforcé pour restaurer la confiance des fournisseurs et sauver Fibre Excellence, parce que la souveraineté industrielle de nos territoires n’est pas négociable. L'objectif est de continuer d'agir en pack avec l'ensemble des partenaires institutionnels et syndicaux pour les 700 familles et ne pas revivre le scénario de la SAM."
Face à cette situation inquiétante, l'actionnaire avait expliqué fin février dans un communiqué "étudier, dans les jours à venir, avec le plus grand soin ces propositions [le plan de 150 millions], avec leurs effets immédiats et ceux à moyen-long terme". Mais depuis, rien.
Plusieurs manifestations des salariés ont été organisées, dont une à Toulouse le 6 mars dernier, qui a rassemblé 300 personnes.

