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La papeterie cenpa de schweighouse (67) va fermer : 50 licenciements
Source: DNA publié par Franck Buchy le 2 juin 2026
En redressement depuis 18 mois, la papeterie Cenpa de Schweighouse-sur-Moder a été placée en liquidation judiciaire ce 1 er juin, faute de repreneur. La production s’arrêtera définitivement le 14 juin, avec 50 licenciements à la clé. « Un gâchis », dénoncent les salariés.
« C’est la fin. » L’amertume se devine sur les visages des représentants des salariés à la sortie de la salle d’audience du tribunal de Strasbourg où la liquidation de leur entreprise vient d’être prononcée. Spécialisée dans la transformation du papier recyclé, l’usine Cenpa de Schweighouse-sur-Moder fermera ses portes le 14 juin. Les 50 salariés seront licenciés, leur moyenne d’âge est de 40 ans.
Denis Treiber, délégué syndical CGT, est « en colère » face à ce qu’il ressent comme une injustice. « On se fait juger devant un tribunal et le représentant de l’actionnaire n’a rien », s’indigne-t-il, triste qu’un outil industriel « historique » disparaisse. On perçoit le même « dégoût » chez ses collègues. « Ça fait 18 mois que nous sommes en redressement judiciaire. Nous nous sommes battus, nous avons fait des sacrifices et nous nous sommes remis en cause, et voilà qu’on nous liquide avec 1,5 million d’euros de trésorerie », relève Sébastien Lang, délégué FO.
« Tout a été tenté pour trouver des solutions »
En août dernier, la société avait concédé un gros effort de restructuration, sous la forme d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). 38 salariés, sur 92, avaient quitté l’entreprise, dont une grande majorité par le biais de départs volontaires. Elle s’était alors concentrée sur la production de produits d’hygiène, plus rentable. Cenpa était à nouveau à l’équilibre depuis septembre.
« L’ensemble des salariés regrette cette situation malgré une période de redressement qui s’est plutôt bien passé avec un PSE nécessaire mais qui ne nous a pas permis d’avoir un repreneur pour ce site », déplore Dimitri Mager, directeur général salarié du site. « Tout a été tenté pour trouver des solutions. » Le site a connu une vingtaine de visites de repreneurs potentiels, sans succès. « C’est triste », lâche Thierry Adam, élu cadre de maîtrise de la CFTC, 30 ans de boîte, une carrière commencée « tout en bas » pour finir responsable technique.
« Ce sont surtout des vies impactées »
C’est une entreprise emblématique du secteur qui va disparaître. Construite en 1793 pour des activités de teinturerie, l’usine est une papeterie depuis 1893. Le dernier actionnaire en date était le fonds d’investissement allemand Accursia Capital GmbH qui a acquis Cenpa SAS en 2022.
En 2023, l’entreprise avait réalisé un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros. « En 2022, ils ont fait 6 millions de bénéfices et ils n’ont rien fait pour la société », pointe Denis Treiber, de la CGT.
Un élu du CSE voit autre chose qu’une fermeture d’usine. « Ce sont surtout des vies impactées, pas seulement deux machines qui s’arrêtent. Des vies, des savoir-faire, des sous-traitants, des commerces… » dit-il. La production s’arrêtera le 14 juin, histoire d’achever la production en cours pour un client et « finir proprement ».
La liquidation va alors rentrer dans sa phase active. Les équipements et le site vont être vendus pour payer les créanciers, le PSE va être enclenché. « Les salariés demandent que les actionnaires participent et financent le PSE pour les 50 personnes concernées », insiste Pierre Dulmet, avocat des salariés.
« C’est la fin. » L’amertume se devine sur les visages des représentants des salariés à la sortie de la salle d’audience du tribunal de Strasbourg où la liquidation de leur entreprise vient d’être prononcée. Spécialisée dans la transformation du papier recyclé, l’usine Cenpa de Schweighouse-sur-Moder fermera ses portes le 14 juin. Les 50 salariés seront licenciés, leur moyenne d’âge est de 40 ans.
Denis Treiber, délégué syndical CGT, est « en colère » face à ce qu’il ressent comme une injustice. « On se fait juger devant un tribunal et le représentant de l’actionnaire n’a rien », s’indigne-t-il, triste qu’un outil industriel « historique » disparaisse. On perçoit le même « dégoût » chez ses collègues. « Ça fait 18 mois que nous sommes en redressement judiciaire. Nous nous sommes battus, nous avons fait des sacrifices et nous nous sommes remis en cause, et voilà qu’on nous liquide avec 1,5 million d’euros de trésorerie », relève Sébastien Lang, délégué FO.
« Tout a été tenté pour trouver des solutions »
En août dernier, la société avait concédé un gros effort de restructuration, sous la forme d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). 38 salariés, sur 92, avaient quitté l’entreprise, dont une grande majorité par le biais de départs volontaires. Elle s’était alors concentrée sur la production de produits d’hygiène, plus rentable. Cenpa était à nouveau à l’équilibre depuis septembre.
« L’ensemble des salariés regrette cette situation malgré une période de redressement qui s’est plutôt bien passé avec un PSE nécessaire mais qui ne nous a pas permis d’avoir un repreneur pour ce site », déplore Dimitri Mager, directeur général salarié du site. « Tout a été tenté pour trouver des solutions. » Le site a connu une vingtaine de visites de repreneurs potentiels, sans succès. « C’est triste », lâche Thierry Adam, élu cadre de maîtrise de la CFTC, 30 ans de boîte, une carrière commencée « tout en bas » pour finir responsable technique.
« Ce sont surtout des vies impactées »
C’est une entreprise emblématique du secteur qui va disparaître. Construite en 1793 pour des activités de teinturerie, l’usine est une papeterie depuis 1893. Le dernier actionnaire en date était le fonds d’investissement allemand Accursia Capital GmbH qui a acquis Cenpa SAS en 2022.
En 2023, l’entreprise avait réalisé un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros. « En 2022, ils ont fait 6 millions de bénéfices et ils n’ont rien fait pour la société », pointe Denis Treiber, de la CGT.
Un élu du CSE voit autre chose qu’une fermeture d’usine. « Ce sont surtout des vies impactées, pas seulement deux machines qui s’arrêtent. Des vies, des savoir-faire, des sous-traitants, des commerces… » dit-il. La production s’arrêtera le 14 juin, histoire d’achever la production en cours pour un client et « finir proprement ».
La liquidation va alors rentrer dans sa phase active. Les équipements et le site vont être vendus pour payer les créanciers, le PSE va être enclenché. « Les salariés demandent que les actionnaires participent et financent le PSE pour les 50 personnes concernées », insiste Pierre Dulmet, avocat des salariés.

