
Accueil > Vos accords & salaires > Fibre excellence : liquidation judiciaire requise pour l’usine de pâte à papier de tarascon
Fibre excellence : liquidation judiciaire requise pour l’usine de pâte à papier de tarascon
Source: laprovence.com Publié le 27/07/26 Par Julien MAUPLAT
Le tribunal de commerce de Toulouse a rejeté l’offre de reprise présentée par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse. Les 270 salariés du groupe, à Tarascon, sont plus que jamais menacés de perdre leur emploi.
L’audience s’est terminée avant midi en Haute-Garonne. Le tribunal de commerce de Toulouse a rendu ce lundi 27 juillet son délibéré concernant l’offre de reprise de Fibre Excellence présentée par Matthieu Pigasse. Une offre rejetée puisque les conditions exigées par l’homme d’affaires, à savoir un effort de l’État sur le tarif de rachat de l’électricité et l’approvisionnement en bois, n’ont pas été satisfaites. "Les conditions suspensives n’étant pas levées, l’offre est irrecevable", indique l’avocat du CSE de Fibre Excellence, Me Christophe Clerc.
"C’est une catastrophe"
Un autre investisseur s’est présenté au tribunal de commerce, avec une lettre d’intention pour reprendre l’usine de Saint-Gaudens en Haute-Garonne, sans comprendre le site de Tarascon dans son offre. "Les discussions se sont jouées au niveau de la région Occitanie, glisse le syndicaliste tarasconnais, et sa présidente a réussi à contacter un industriel devant l’urgence de la situation."
Une liquidation judiciaire avec continuité d’activité est désormais pressentie pour l’usine de pâte à papier de Tarascon. "En tout cas, la société existante va disparaître…", regrette Jean-Michel Bulinge, espérant désormais que la Région Sud, qui était prête à entrer dans le capital du groupe dans le cadre de l’offre de Matthieu Pigasse, conserve le même engagement.
"Tant que le jugement n’est pas rendu, tout est possible, mais les probabilités sont de plus en plus faibles", ajoute-t-il, scandalisé par la situation. Il en appelle également à la préfecture pour venir en aide à ces 270 employés en sursis. "Le bassin d’Arles ne doit pas devenir une zone sinistrée", insiste le représentant.
Le maire de Tarascon, Alexandre Ducouret (Rassemblement national), ne cache pas sa stupeur devant le sort réservé à certains de ses administrés. "C’est une catastrophe, on ne pensait pas qu’une liquidation aussi brutale pouvait survenir, confie l’élu. Le démantèlement de l’usine, s’il se confirme, devrait coûter entre 150 et 200 millions d’euros. Qui va payer ? Et qui va redonner du travail aux familles concernées ? Je suis très surpris, on avait un repreneur intéressé qui voulait essayer quelque chose. On aurait au moins pu lui laisser une chance."
L’ancien maire, Lucien Limousin, se dit prêt à défendre coûte que coûte les salariés auprès du Conseil départemental en sa qualité de vice-président. "Les conséquences de la disparition de cette activité papetière constitueraient un véritable tsunami pour notre territoire tant sur le plan social qu’économique ou encore environnemental et de souveraineté industrielle", craint-il.
Le maire d’Arles et président d’ACCM a également commenté une situation qu’il juge d’une "gravité exceptionnelle". "La décision rendue ce jour constitue un véritable coup de tonnerre pour Tarascon et pour l’ensemble de notre territoire, confie Patrick de Carolis dans un communiqué. Elle signifie que, sauf solution nouvelle, c’est un site industriel majeur, des centaines d’emplois directs et indirects et une part essentielle de l’avenir économique de Tarascon et du territoire arlésien qui disparaîtront. […] La Communauté d’agglomération ACCM demeurera aux côtés des salariés."
Ses opposants arlésiens à l’agglomération de l’Union pour Arles insistent, de leur côté, sur "l’urgence de remettre l’industrie au cœur des politiques publiques".
Après ce coup de massue, les locaux tarasconnais de Fibre Excellence sont toujours occupés par une partie des salariés.
L’audience s’est terminée avant midi en Haute-Garonne. Le tribunal de commerce de Toulouse a rendu ce lundi 27 juillet son délibéré concernant l’offre de reprise de Fibre Excellence présentée par Matthieu Pigasse. Une offre rejetée puisque les conditions exigées par l’homme d’affaires, à savoir un effort de l’État sur le tarif de rachat de l’électricité et l’approvisionnement en bois, n’ont pas été satisfaites. "Les conditions suspensives n’étant pas levées, l’offre est irrecevable", indique l’avocat du CSE de Fibre Excellence, Me Christophe Clerc.
La procureure de la République a ainsi requis une liquidation partielle de la société, qui concerne l’usine de Tarascon et ses 270 salariés. Le jugement est attendu dans les prochaines 48 heures. "Je félicite monsieur Macron, réagit à chaud et avec ironie Jean-Michel Bulinge, représentant syndical des salariés. Depuis trois ans, on nous parle de réindustrialisation à toutes les sauces, et aujourd’hui, je compte plus de fermetures d’usines que d’ouvertures. On se moque de nous. Le gouvernement a répondu de manière insultante à l’offre de reprise présentée par Matthieu Pigasse."
Un autre investisseur s’est présenté au tribunal de commerce, avec une lettre d’intention pour reprendre l’usine de Saint-Gaudens en Haute-Garonne, sans comprendre le site de Tarascon dans son offre. "Les discussions se sont jouées au niveau de la région Occitanie, glisse le syndicaliste tarasconnais, et sa présidente a réussi à contacter un industriel devant l’urgence de la situation."
Une liquidation judiciaire avec continuité d’activité est désormais pressentie pour l’usine de pâte à papier de Tarascon. "En tout cas, la société existante va disparaître…", regrette Jean-Michel Bulinge, espérant désormais que la Région Sud, qui était prête à entrer dans le capital du groupe dans le cadre de l’offre de Matthieu Pigasse, conserve le même engagement.
"Tant que le jugement n’est pas rendu, tout est possible, mais les probabilités sont de plus en plus faibles", ajoute-t-il, scandalisé par la situation. Il en appelle également à la préfecture pour venir en aide à ces 270 employés en sursis. "Le bassin d’Arles ne doit pas devenir une zone sinistrée", insiste le représentant.
Le maire de Tarascon, Alexandre Ducouret (Rassemblement national), ne cache pas sa stupeur devant le sort réservé à certains de ses administrés. "C’est une catastrophe, on ne pensait pas qu’une liquidation aussi brutale pouvait survenir, confie l’élu. Le démantèlement de l’usine, s’il se confirme, devrait coûter entre 150 et 200 millions d’euros. Qui va payer ? Et qui va redonner du travail aux familles concernées ? Je suis très surpris, on avait un repreneur intéressé qui voulait essayer quelque chose. On aurait au moins pu lui laisser une chance."
L’ancien maire, Lucien Limousin, se dit prêt à défendre coûte que coûte les salariés auprès du Conseil départemental en sa qualité de vice-président. "Les conséquences de la disparition de cette activité papetière constitueraient un véritable tsunami pour notre territoire tant sur le plan social qu’économique ou encore environnemental et de souveraineté industrielle", craint-il.
Le maire d’Arles et président d’ACCM a également commenté une situation qu’il juge d’une "gravité exceptionnelle". "La décision rendue ce jour constitue un véritable coup de tonnerre pour Tarascon et pour l’ensemble de notre territoire, confie Patrick de Carolis dans un communiqué. Elle signifie que, sauf solution nouvelle, c’est un site industriel majeur, des centaines d’emplois directs et indirects et une part essentielle de l’avenir économique de Tarascon et du territoire arlésien qui disparaîtront. […] La Communauté d’agglomération ACCM demeurera aux côtés des salariés."
Ses opposants arlésiens à l’agglomération de l’Union pour Arles insistent, de leur côté, sur "l’urgence de remettre l’industrie au cœur des politiques publiques".
Après ce coup de massue, les locaux tarasconnais de Fibre Excellence sont toujours occupés par une partie des salariés.

